mercredi 23 novembre 2011

Du haut (avec fin aussi en calembour)

- Tu n'écris plus Baptiste?
- Je ne sais pas. On dirait qu'écrire me donne de plus en plus le vertige.
- (La peur des auteurs)

jeudi 25 août 2011

21 août 2011

Mon grand-père n'est plus de ce monde aujourd'hui. Et ç'a commencé le 21 août 2011 à 16 h 45.

lundi 1 août 2011

Le pont

90 km / heure sur le pont de la rivière. Juste en bas, adossée à une souche de bois mort, mon amour tue. Coup de bistouri dans la pupille.

dimanche 24 juillet 2011

Les sanglots longs

Les petits rires des guitares d'été
Giguent en mon coeur d'une ardeur cardamome.

Mon beau peuple

Une taon d'automne qui cogne entre deux vitres.
Des vapeurs de valse nordique.
De la bruine frette les portes fermées.
Assis à attendre quelque chose assis.

dimanche 12 juin 2011

Conquête

"Oswald, lorsque Suzy l'avait connu, n'avait qu'une moto noire à l'arrière de laquelle elle était aussitôt montée, puis ils avaient roulé dans presque toute la ville, presque toute la nuit. L'air froid faisait jaillir des larmes des yeux d'Oswald, qui allaient rouler le long de ses tempes et se perdre entre les lèvres de Suzy serrée contre lui.[...] [E]t quelques mois plus tard, leur fils Jim naissait."

- Échenoz, Lac.

Dans six ans, Oswald partira sans laisser un mot sur la table de cuisine.

jeudi 9 juin 2011

Petite marche dans le bois.

Une centaine de pas. À peine assez pour sentir le sang circuler, ici. Pas grand-chose à écrire si ce n’est qu’une étonnante trace de couleuvre traversait le sentier de part en part.

Une corde jaune au bout de laquelle balançait un contenant d’eau de Javel était attachée à un arbre sans feuilles aussi. Je me dis que le printemps apparaîtra lorsque ce contenant se sera décomposé. Rien d’optimiste.

Je n’ose jamais m’aventurer bien loin dans ce sentier. Je crains à peu près tout. Les ours surtout. En marchant, je scrute toujours autour, à l’affût. Et je fais en sorte de voir la maison derrière moi. À chaque pas je me répète que je devrais être détendu et que, par conséquent, mes yeux se dépareront de leurs œillères, que mon champ de vision s’ouvrira de manière à ce que je devienne, enfin, conscient. Mon aspiration-rengaine.